La chasse annuelle aux dauphins aux Îles Féroé

La chasse annuelle aux dauphins aux Îles Féroé, InfoMistico.com

Chaque printemps, les eaux glacées de l’Atlantique Nord sont le théâtre d’une tradition séculaire récurrente aux Îles Féroé. Alors que les globicéphales migrent, en quête d’eaux plus chaudes et de subsistances, ils dérivent involontairement vers la baie.

Le massacre annuel de dauphins aux Îles Féroé : Tradition ou tragédie ?

Mais leur arrivée n’est pas un paisible rendez-vous avec les insulaires. Au contraire, elle marque le début d’un événement qui a suscité l’indignation et le débat internationaux : l’abattage de ces mammifères marins.

Situées entre l’Écosse et l’Islande, les Îles Féroé sont un territoire danois depuis 1380. Bien que dispersées et de petite taille, leurs paysages vibrants contrastent avec des cieux typiquement couverts. C’est dans ces lieux que les résidents de Tórshavn, la capitale, anticipent l’arrivée des globicéphales.

La nouvelle de l’approche des dauphins se répand rapidement parmi les insulaires. De jeunes à vieux, tous sont en alerte maximale. Des bateaux, uniquement pilotés par des hommes, partent non pour pêcher, mais pour localiser et rassembler les dauphins vers la baie.

Leur intention, bien que directe, est effroyable : coincer les dauphins, les épuiser, puis mettre fin à leur vie sur le rivage.

Entre nourriture et conservation : La controverse moderne entourant la chasse au globicéphale

Le spectacle est horrifiant. Sur la plage, des jeunes impatients pénètrent dans l’eau, saisissant les animaux épuisés. Un homme armé d’une lame pratique ensuite une incision sur le cou de chaque dauphin, libérant une marée cramoisie qui teinte les eaux. En quelques heures, la baie se transforme en scène de mort.

Les justifications des insulaires pour cet acte varient. Ils soutiennent que tuer n’est pas un sport mais une nécessité alimentaire ancrée dans la tradition.

Historiquement, le lard de globicéphale offrait des vitamines essentielles dans une région à l’agriculture limitée. Même si les importations ont aujourd’hui diversifié l’alimentation des Féroïens, la viande de globicéphale reste une part considérable de leur consommation.

Mais ce rituel ne passe pas inaperçu ni sans critique. Des groupes de défense comme Greenpeace et le WWF ont pris la parole, avertissant de la diminution des nombres de globicéphales et des implications écologiques. De plus, la consommation de leur viande est découragée en raison de sa forte teneur en métaux lourds.

Le dilemme des Îles Féroé : Biodiversité marine versus traditions ancestrales

Le litige a attiré l’attention internationale, propulsée par des images virulentes sur les réseaux sociaux. Alors que nombreux sont ceux qui exigent des sanctions et des changements, d’autres défendent leur droit de maintenir une tradition qu’ils considèrent comme intrinsèque à leur identité.

Le gouvernement des Îles Féroé, doté d’une autorité législative autonome, maintient que cette pratique est un héritage crucial, enraciné dans la nécessité et la survie.

L’abattage des globicéphales aux Îles Féroé présente indéniablement une question complexe, opposant tradition au progrès, durabilité à la culture. Le défi réside dans la recherche d’un équilibre protégeant à la fois la biodiversité marine et les coutumes chéries d’une communauté.

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